Tenkû No Shiro Laputa
Soundtrack "Hikouseki no Nazo"
Composée par Joe Hisaishi
Editée par Tokuma Japan
Référence : TKCA-71100-2
Année : 1996
Critique de Shitan

Durée Totale : 39 min 26 sec

 

 

Que de souvenirs à l’évocation du nom de Laputa. Je me rappelle parfaitement les frissons suscités par la magie et l’émotion dégagée par ce film. Ce dernier en doit d’ailleurs une grande partie à l’extraordinaire bande originale composée par le talentueux Joe Hisaishi, sur laquelle je vous propose de vous attarder quelques instants. Suivez le guide…

Piste 1 : Sora Kara Futte Kita Shoujo

Cette piste débute tout calmement, avec un piano jouant un air mélancolique. Il laisse rapidement place à un violon, soutenue par des flûtes, qui peu à peu, par des envolés lyriques, introduit le thème principal. Et là, c’est superbe : à la fois mélancolique et intense, ce morceau est un régal. Je ne vous parle même pas de la montée en puissance progressive qui aboutit à une véritable explosion à 1 min 51 s. Superbe entrée en matière pour ce CD.

Piste 2 : Suraggu Keikoku No Asa

C’est par des sons cristallins que cette piste démarre, dégageant une impression de pureté saisissante. Puis, vers une minute, le violon s’élève doucement, comme pour accompagner le lever du jour, chaud et doux. Mais c’est vers 2 min qu’intervient le moment que j’adore : le solo de trompette. Extrêmement entraînant, et je ne vous dis pas la dimension émotionnelle que la musique prend lorsque elle est associée avec la scène du film. Magique.

Piste 3 : Yukai-na Kenka (Tsuiseki)

On passe ici à un thème beaucoup plus enjoué, du moins dans sa première partie. La seconde, à partir de 2 min, tend beaucoup plus vers l’action : le violon s’accélère, le rythme devient plus haletant, il s’emballe, on s’imagine aisément une course-poursuite. Très bon morceau.

Piste 4 : Gondoa No Omoide

Ici, c’est l’évolution qui caractérise le mieux cette piste. Elle débute par des sonorités très claires, qui renforcent l’impression de voyager dans un palais de verre, en quelque sorte. Puis, le morceau se transforme, et devient plus mélancolique, nostalgique, avec la flûte de pan. On a l’impression d’un retour dans le passé, d’une évocation de souvenirs heureux. Enfin, la troisième partie est beaucoup plus sombre. Des sonorités graves, un rythme répétitif laisse à penser à l’apparition d’un personnage mauvais, ou à une situation de crise. Excellent.

Piste 5 : Shitsui No Pazu

Encore une fois, c’est la nostalgie qui imprègne ce thème, non sans être accompagné d’une certaine tristesse. Le rythme est lent, le violon s’éternise sur quelques notes, la fin est toute en douceur, rappelant un souvenir venu de l’enfance en quelque sorte. Superbe

Piste 6 : Robot Tsuwamomo (Fukkatsukyuushutsu)

Retour à la noirceur avec ce morceau, dont les premières notes soulignent là encore une ambiance malsaine. Mais rapidement, le violon reprend ses droits: rapide, vif, comme pour souligner une course, il s’impose. Cependant, il se fait éclipser, par la partie sombre, qui monte progressivement jusqu’à éclater, laissant finalement place au violon, qui donne libre court à son intensité : cassure dans le thème, reprise, tout est utilisé pour donner une impression d’un enchaînement rapide d’actions. C’est parfaitement réussi.

Piste 7 : Kimi O Nosete

Ahhhh, Kimi o nosete. La chanson de ce film, ici, interprétée par des enfants. Que dire si ce n’est que c’est superbe. Pure, soutenue, envolée, elle est une véritable invitation au rêve. Fermez les yeux, et laissez vous envahir par ces chœurs, qui vous donnent de vraies frissons tant c’est beau. Indéniablement, l’un des chef-d’œuvre de ce CD.

Piste 8 : Sheeta No Ketsui

Hisaishi nous offre ici un thème au piano, l’un de ses instruments favoris. Calme et un peu triste, la mélodie nous transporte calmement. Simplicité et beauté en sont les maîtres mots. Joli.

Piste 9 : Tiger Moth-gou Ni Te

Changement radical pour ce morceau avec une musique joyeuse, entraînante, qui débute avec des percussions, et une reprise d’une partie du thème principal. On se laisse porter par cette piste qui respire la bonne humeur. Très sympa.

Piste 10 : Hametsu e No Yochou

Décidément, c’est à croire que Joe Hisaishi aime changer d’ambiance régulièrement. On retourne dans les ténèbres avec des sons graves, qui s’éternisent, comme pour plomber l’atmosphère, la rendre suffocante. Et, comme pour nous soulager, vers 1 min 30 s, on repasse à un thème au synthétiseur, beaucoup plus rapide, qui grimpe rapidement, et qui s’interrompe brusquement en arrivant à son climax. Surpenant.

Piste 11 : Gakkou No Unkai

Un thème totalement dédié au piano, une fois de plus. Variation du thème principal, c’est la mélancolie qui domine ici encore, avec une pointe de tendresse mise en avant par la flûte. Très agréable et émouvant.

Piste 12 : Tenkû No Shiro Laputa

Alors là, ça devient génialement sublime. Cette piste respire la grandeur, les violons soutiennent le morceau, accompagnés de cuivres, qui ajoutent encore un peu plus à la splendeur du morceau. On a l’impression de découvrir un joyau perdu de l’antiquité. Probablement l’une des plus belles musiques composée par Joe Hisaishi.

Piste 13 : Laputa No Houkai

Une autre reprise du thème principal, par le cœur d’enfants, qui se contente de le « murmurer ». C’est original, et ça donnerait presque un caractère sacré au morceau d’origine, que l’on découvre sous un autre jour. J’adore.

Piste 14 : Gasshou Kimi O Nosete

La chanson de fin, magnifiquement interprétée par Azumi Inoue, dont la voix claire et relevée nous charme totalement. Avec ses moments calmes et doux, ses envolés, ce thème est un vrai régal pour les oreilles.

 

Conclusion :
Cette soundtrack est sans conteste l’un des meilleurs travaux de Joe Hisaishi. Alternant des pistes mélancoliques et nostalgiques avec des mélodies d’actions emprunte d’une fougue certaine, elle se révèle d’une étonnante qualité. Si vous aimez Hisaishi ou encore les ambiances sonores de qualité, n’hésitez pas.

Shitan

 

 

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