Composée par Joe Hisaishi
Editée par Milan
Référence : Milan 198 732-2
Année : 2002
Critique de Shitan
Durée Totale : 59 min 51 sec
Voici ma toute première critique d'un album pour le site, je suis tout ému. Et je vais commencer par un album de mon compositeur préféré : Joe Hisaishi, le magicien des ambiances réussies. Comment être plus heureux ? Et bien en critiquant son album préféré, (bande originale du film le voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki), et de suite ^^
Piste 1 : Cet été-là…
Fantastique piste d'ouverture !! Elle commence toute calme au piano, un air nostalgique nous berçant calmement, puis un côté sombre s'installe, avec l'emploi d'instrument à vent. La piste s'emballe soudain, tout les instrument monte en intensité suggérant la précipitation la panique puis finisse d'un coup. On sort déjà agréablement surpris de cette première piste.
Piste 2 : Le chemin où l'on passe
Cette piste dégage dès son commencement une impression de mystère, avec un piano n'intervenant que dans les moments opportun, des sons cristallins parsèment la piste de bout en bout, renforçant cette impression d'inconnu. Une excellente track d'ambiance.
Piste 3 : Le restaurant où on ne voit jamais personne
Le début entretien l'ambiance de mystère établit dans la piste précédente, mais la pousse plus loin en ajoutant un côté oppressant, comme si quelque chose rodait avec l'emploi d'instruments simulant des pas rapides. Puis la tension explose et retombe vers la fin de la piste, avec un coup de cymbale et le thème principal reprend ses droits, majestueux, nous amenant tranquillement vers la fin de la piste.
Piste 4 : La nuit tombe
On débute avec une harpe toute douce, calme, instaurant un sentiment relatif de paix. Puis au bout de 40 secondes, des violons interviennent et balaye cette ambiance. La tension monte à nouveaux, couve, puis la aussi atteins son paroxysme au coup de cymbale. La piste s'accélère soudain, avec l'emploi de violons de manière vive, d'instrument à vent soufflant de plus en plus fort. Elle se termine de manière sèche, nous laissant pantois devant une telle évolution.
Piste 5 : Le petit dragon
Alors là, anthologie ! Cela commence au piano, petit thème calme puis montée puissante interventions des violons rajout d'autres instrument, amplification les trompettes accentue cette effet, puis formidable solo des violons et fin de piste ébouriffante ! Vraiment du très grand Hisaishi.
Piste 6 : La punaise de la chaudière
Une piste résolument joyeuse ^^. Un thème entraînant, nous permettant d'imaginer un peu cette soi-disant punaise et l'ambiance régnant dans cette chaudière très particulière, avec des sonorités plutôt grave et une intervention du piano parfaite, encore une fois.
Piste 7 : Les dieux
Un début plutôt classique pour ce morceau, mais le véritable début a lieu vers 47 secondes : quelques cœurs apparaissent, des objets que l'on frappe et provoquant un son sec s'accordent avec les bassons pour proposer une ambiance variée se disputant le gai au sombre. Puis la piste atteint son paroxysme avec un thème superbe prenant le pas sur le reste de la piste, qui s'achève comme elle a commence, calmement.
Piste 8 : Yubaba, la vieille du bain public
D'entrée de jeu, le piano impose ses sonorités graves, chassant toute la gaîté amenée par la piste précédente. Les autres instruments suivent l'exemple du piano et on obtient une piste oppressante à souhait.
Piste 9 : Le bain public au matin
Ca commence bien calmement, comme lorsque l'on se réveille^^. Puis une reprise de la piste 6 intervient nous suggérant un passage près de la chaudière, puis le thème principale reprend mais fini cette fois ci sur une note sombre.
Piste 10 : La rivière, ce jour-là…
Une track bien reposante, de part son piano jouant le thème phare du fil de manière émouvante, un peu triste peut-être, mais toujours aussi sublime. Elle se conclut par le piano toujours, avec des sonorités claires, pures.
Piste 11 : Le boulot, c'est tuant !
Et oui, c'est le moment de travailler ! Et quoi de plus agréable qu'une musique bien entraînante, qui commence à la flûte et rapidement rejoint par d'autres instruments
Piste 12 : Une Divinité calamiteuse
Une piste assez tendue, du fait de son tambour régulier et répétitif, ses rappels des différents instruments qui maintienne une certaine pression. Une piste à vous mettre assurément sur les nerfs ^^.
Piste 13 : Le courage de Chi
La piste continue sur le caractère tendue de la précédente, puis explose encore d'un coup la tension mise par les cordes se brise et le thème éclate encore ^^ et on finit par une musique assez intrigante. Superbe la aussi.
Piste 14 : Un trou insondable
Ca commence fort avec un rythme soutenu, une courses entre les instruments, la tension retombe puis remonte encore crescendo jusqu'à la fin de cette courte piste.
Piste 15 : Sans visage
Une piste très discrète, calme, mais émanant un sentiment malsain qui couve et qui enfle peu à peu, et vers les 2 minutes 30 des violons interviennent pour instauré un climat étouffant, avec une sonorité aiguë répétitive, qui perdurera le reste du morceau.
Piste 16 : Le sixième gîte d'étape
Piste très intimiste presque intégralement au piano, avec un fond de violon pour entretenir l'ambiance résolument posée de la piste, qui tranche nettement avec le reste de l'album en terme de douceur.
Piste 17 : La folie furieuse de Yubaba
Une énergie rare se dégage de cette piste, toute poussée par ses instruments à vent imposant un rythme d'enfer. Je ne vois rien de plus à ajouter sur ce court morceau.
Piste 18 : La maison du fond du marécage
Encore une composition très calme, pure même, de laquelle émane un sentiment de bonheur indicible ^^.
Piste 19 : De nouveau…
Incontestablement la meilleure piste de l'album !! Débutant très doucement, elle continue à un rythme lent, magique, pur, et à 2 minutes 34 secondes, prends son essor en changeant radicalement son orientation beaucoup plus envolée, le morceau se calme de nouveau quelques temps et reprend sont envolée sur un thème magistrale qui se termine majestueusement. Ma piste préférée aucun doute possible ^^
Piste 20 : Le jour du retour
Un début en fanfare très vite remplacé par une reprise de la première piste qui prend quasiment tout le morceau, avec quelques variantes et qui s'achève sur un morceau de piano.
Piste 21 : Rêvons toujours les mêmes rêves aimés
( Chants et Musique : Youmi Kimura, Paroles : Wakako Kaku )
La dernière piste est une chanson pour le générique de fin du film, chantée en japonais. Que dire si ce n'est que là encore, c'est superbe. Rien d'autre à ajouter.
Voilà, j'approche de la fin de cette critique et j'espère vous avoir transmis ma passion pour cet album que je vous exhorte à vous procurer ( il est disponible en France ) et par la même occasion, à voir le film. Sur ce, je vous remercie et espère vous revoir bientôt pour une nouvelle critique ^^.
Shitan, encore sous le charme…